61 secondes

2005 tirera sa révérence en nous offrant une seconde supplémentaire. C’est le décalage entre le temps UTC ( calculé par les 250 horloges mondiales) et les mouvements propres de la Terre qui est à l’origine de cette seconde en trop. Les experts penchent sur ce problème afin de rétablir une cohérence entre temps humain et temps cosmique. Dans sa volonté de maîtriser la nature et de construire le monde à son image, l’être humain se retrouve rattrapé par son univers, ce qui finalement est une bonne chose et devrait nous réconcilier avec notre environnement-trop souvent bafoué par nos activités-http://fr.news.yahoo.com/30122005/202/passage-de-2005-en-2006-la-plus-longue-nuit-de.html

Quoiqu’il en soit, nous voici donc avec une seconde supplémentaire. Que faire de cette seconde ?

La consacrer à 2 nobles causes : La lutte contre la discrimination et au Triomphe de l’intelligence

Grâce à cette seconde supplémentaire, les blondes auront une seconde de plus pour comprendre la chute de la blague de JeanMich’ ( le boute en train officiel de la Saint Sylvestre, généralement sponsorisé par Ricard) et enfin rire de concert ( sans simuler) avec le reste de l’assemblée.

Plus trivial : L’accentuation de la cirrhose

Les  » bois sans soif » en profiteront pour finir leur verre fissa et se resservir vite fait, bien fait.

Sentimental : Un baiser prolongé

Un « tour de langue » supplémentaire avant de ne vous faire définitivement jeter par votre partenaire en 2006 ( ça faisait partie de ses bonnes résolutions pour la nouvelle année, désolé)

Autres options: En profiter pour virer le CD naze que JeanMich’ avait mis, en effet vous haïssez  » Le Petit Bonhomme en Mousse », ou continuez à vomir, ou ne rien faire…Laissez parler votre imagination que diable !

Pour ma part, je prendrai une dernière et longue bouffée de 2005 afin de mieux vous souhaiter une

 » Bonne Année 2006″

Carelman chez les geeks

La fantaisie est une denrée précieuse. Motrice et pied de nez, elle ne se laisse pas apprivoiser par n’importe qui. L’un des auteurs de cette fantaisie, de ce monde improbable, défiant les conventions pour mieux imposer son univers se nomme Jacques Carelman.

Né une semaine après le Krach boursier de Wall Street, il quitte Marseille et s’installe à Paris en 1956 pour se consacrer à la peinture et à la sculpture. Membre fondateur de l’Oupeinpo, il est régent du collège de Pataphysique, titulaire de la chaire d’Héliocologie. Son ouvrage le plus célèbre est le « Catalogue des objets Introuvables » ( Balland, 1969)

 

De la cafetière pour masochistes au sifflet lumineux pour chien sourd en passant par l’enclume pour presse-papier ( idéale pour les gros dossiers), tous les objets présentés dans cet ouvrage sont parfaitement inutiles. Et pourtant à mon grand étonnement, le non-sens d’hier devient la réalité d’aujourd’hui. Carelman n’aurait pu imaginer que son détournement d’objets, que cette critique douce-amère de la société de consommation qui se profilait force marketing ferait le délice quotidien d’une population : les Geeks.

Bercés par le consumérisme, les Geeks ont appliqué stricto sensu les recettes de Carelman: créer et vendre de l’improbable, du futile fugace, tribu de Gaston Lagaffe mâtinés de businessmen. Les plus malins ont donc ouvert leur web-échoppe.

Ainsi et pour exemple, cette incroyable fourchette à spaghetti :

-Made in Carelman- dont la fonction chignole évite moult tracas ( cette fourchette fût d’ailleurs en son temps un gadget de la revue Pif Gadget),

de transatlantiques doux-dingues l’ont réinterprété. XXI ème siècle oblige, la fonction chignole est remplacée par un commode moteur fonctionnant sur batteries. Le non-sens enfle puisque ce site propose également des pantoufles  avec feux incorporés pour déambuler la nuit. Effectivement, il serait tellement plus simple d’appuyer sur l’interrupteur qui illumine le couloir! http://www.bimbambanana.com/index.php?p=&side=visProd&prod_id=249

En ce siècle nouveau, les Geeks savent perpétuer la tradition initiée par le fondateur. A l’heure du numérique, le catalogue papier est devenu C to C et l’improbable existe. Le rêve est palpable, il se conjugue en https. Le message initial reste le même : « Tout ce dont vous n’avez pas besoin, vous le trouverez chez nous »

Bravo aux Geeks et surtout merci monsieur Carelman d’avoir su faire de l’inutile un mode de vie alternatif et salutaire.

Actus et ouvrages de Carelman

http://www.cherche-midi.com/Fr/catalogue/fichelivre.asp?id=375

http://www.st-just.com/bios/carelman.htm

http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/38/8D/document_article_marianne.phtml

Sur l’OuliPo et l’OupeinPO

http://www.oulipo.net/

http://talusite.free.fr/

Geeks Store

http://www.thinkgeek.com/index.shtml

Goldorak Garcimore

1977, les oeuvres de Go Nagaï dominent l’univers des Méchas. Solidement ancrées dans le paysage audiovisuel nippon, ces séries novatrices font figure de référence et restent indéboulonnables, ne laissant aux autres studios que quelques miettes. Pour contrer cette hégémonie, la concurrence s’organise force plagiats et créativité. Créativité qui prend parfois les formes les plus farfelues. Un robot, tombé depuis dans les oubliettes de la Japanimation témoigne de cette folie douce. son nom : GINGUISER

Avec un nom évoquant plus un cocktail pétillant concocté par Isaac qu’un Mécha, le sort de Ginguiser semblait déjà scellé dès sa naissance. Bien qu’affublé du suffixe « zer » qui sied à tout super robot digne de ce nom, Ginguiser ne peut revendiquer la filiation avec ses dignes prédecesseurs que sont Mazinger ou Grendizer.

Si l’on rajoute à celà un scénario manichéen que n’aurait pas renié un Roger Corman anémié, on constate que ce Mécha était fortement handicapé pour faire face aux créations lancées à la même époque que sont Dangard ou Voltes V.

Dés lors, me demanderez vous, où se situe l’intérêt de cet anime qui ne fait que somme toute repomper les vieilles bonnes idées des autres ? Après vous avoir tenu en haleine, je vous livre le secret de Ginguiser ( roulement de tambour…)

Ginguiser est le premier Mécha magicien, mix de Goldorak et de Garcimore, alternant à la fois massue médiévale et lancer de cartes à la Cat’s Eyes.Toute l’innovation du studio Nippon Animation tient là : Avoir su créer un Mécha décalé, sorte de guerrier prestidigitateur.

D’ailleurs, toute sa silhouette trahit son appartenance à la confrérie des magiciens. Son torse est orné d’un pique et là où Goldorak assénait un tonitruant Pulvonium, Ginguiser lance le rayon de pique et comme si cela ne suffisait pas, des cartes à jouer finissent d’achever un ennemi qui semble t-il tremblait d’effroi face à ce déferlement de violence.Pour parfaire le tableau, la base secrète de Ginguiser se situe-je vous le donne dans le mille-dans un parc d’attraction!

Luna park le jour,base high tech et centre nerveux de la résistance contre l’oppresseur la nuit! Tandis que ses confrères cherchaient la cache absolue, vivant reclus et coupés du monde, l’équipe de Ginguiser s’expose au plein jour, appliquant à la lettre la devise de ce général-mort lors d’un exercice de camouflage : « le meilleur moyen de ne pas être démasqué consiste à être vu de tous ». Totalement intégrés dans cette société à laquelle ils procurent bonheur et grandes roues,l’équipe de Ginguiser s’active en secret pour parer les offensives extra-terrestres.

Et 26 épisodes de 26 minutes chacun auront eu raison des abominables méchants. pour la petite histoire, Ginguiser est l’objet d’un véritable culte aux Philipines qui dépasse de loin le succès de Goldorak en France! Autres pays, autres moeurs!

En Europe, seule la télévision italienne aura tenté l’aventure Ginguiser sans jamais rencontrer son public mais tout en restant néanmoins une création originale et attachante, appréciée des fans transalpins de Méchas.

http://www.youtube.com/watch?v=O_z_psGD6Jk 

Bob l’éponge serait-il Gay ?

L’éponge la plus allumée de l’univers des Toons serait gay . Un simple clip a mis le feu aux poudres.

Bob l’éponge, Barney le dinosaure de Disney ainsi que d’autres héros de dessins animés ont participé à un clip en faveur de l’association  » We Are Family », association qui vise à panser les plaies de l’Amérique de l’après 11 septembre.

Les valeurs véhiculées par cette association sont simples et de bon sens : Le Respect, la Solidarité et la Tolérance. Il n’en fallait pas plus que pour la droite conservatrice chrétienne américaine taxe Bob de prosélytisme gay. Selon Ed Vitagliano, porte-parole de l’American family Association:  » En creusant un peu sous la surface, on s’aperçoit que l’une des différences célébrées est l’homosexualité ». Les médias US prennent l’affaire très au sérieux, Fox News relaie l’info en notant que très souvent Bob et Patrick ( l’étoile de mer demeurée) se tiennent par la main. Bref, du grand n’importe quoi!

Selon Stephen Hillenburg le créateur de Bob, le seul leitmotiv du show est la tolérance. Tous différents, les protagonistes arrivent pourtant à vivre en bonne intelligence, sans se nuire, sans être « blessants » les uns envers les autres.Un point c’est tout.

Bizarrement, le fait que Bob, bien que  » positif » et travailleur, n’arrive jamais à accéder à un poste de responsabilité et continue de se faire exploiter par l’avare et cupide Capitaine Krab au sein de son fast-food n’a pas du tout choqué cette association.

Aux Etats-Unis, la chasse aux sorcières va bon train….

http://www.leflog.net/2005/05/28/19-bob-eponge-stephen-hillenburg

http://www.leblogtvnews.com/article-74172.html

Ma buraliste

J’aime bien aller m’acheter mon paquet de cigarettes. Rassurez-vous, je ne me fais pas l’âpotre des fabricants de sucettes à cancer.

En fait, j’aime bien ma buraliste. Mon quartier est plutôt sympa et je prends plaisir dusse-je me coiffer d’un bonnet, à me balader, à croiser les habitants. Ici on surprend les commérages de deux petites vieilles-qui sous prétexte de sortir le chien-se tiennent au courant des derniers ragots du coin. En longeant le cimetière, je constate le culte saisonnier du souvenir: La Toussaint fait le plein…

Près du PMU s’échappent des rires gras, quelques pronostics et réflexions sur le sort de la France et du monde. Ah, un client aux fortes effluves va regagner sa maison. Heureusement qu’il est à pied celui-là.

Et puis, près de la boulangerie, il y a le bureau de tabac. Des accros au loto occupent souvent l’entrée, espèrant signer le contrat du destin, celui qui vend une vie meilleure. J’ai toujours l’oeil sur les dernières publications mais dès mon arrivée, dans cet angle minuscule, j’ai aperçu sa silhouette.

Le reste n’est que flâneries éhontées devant Télérama-c’est nul mais ça donne une contenance-un regard furtif sur Helena Karel qui fait la couv’ de Hot Video, sur Automobiles Classiques pour m’extasier sur les Giuletta, sur la collection Belmondo en DVD. Putain,ils le sortent quand la Scoumoune? Et là, je suis face à elle. Quitte à passer mon tour, c’est son sourire et son regard que je veux. Elle a toujours un look à tomber par terre ma buraliste. Tantôt Foxy Brown tendance 70’s avec une coupe vaguement afro et aujourd’hui je suis gâté: C’est Beyoncé qui me vend mon paquet. J’essaie souvent de discuter -d’elle surtout- mais les clients derrière sont tellement pressants. Promis, je gagne au loto, nous partons ensemble en voyage. Pour commencer, je pourrais lui offrir un café mais bon…Ma buraliste, j’ai envie de l’arracher à son comptoir, de la voler pour m’envoler avec elle pour l’ailleurs.

Ma buraliste, c’est ma bonne excuse pour ne pas arrêter de fumer.

« CHiPs »

Après avoir racheté à tour de bras les licences DC et Marvel:Superman,Batman,Judge Dredd, Spiderman, Daredevil,Hulk, Elektra,HellBoy, Les 4 Fantastiques, Hollywood continue-aussi-de piocher dans le patrimoine télévisuel US. Sans être exhaustif, citons Mission Impossible, Charly’sAngels,Ma sorcière bien aimée,Shériff fais moi peur, l’annoncé Miami Vice ( avec Colin Farrell), OUF n’en jetez plus !!!

Après tout ça donc, CHiPs pointe le bout de son nez. Wilmer Valderrama-l’hilarant Fez de la désopilante série « 70’show » devrait endosser le costume du latin-biker Ponch.

Force est de constater que l’inspiration semble une denrée rare à Hollywood. On va pas se prendre la tête, on adapte une série à succès et BOUM ! Comme les sorties sont mondiales, on rentre dans nos billes, voire on fait du bénef, c’est tout bon coco! un scénario linéaire et Bubble-Gum qui appuient bien fort les clichés de la série ( les fringues, les Gimmicks, les véhicules). Pas besoin de situer les persos, tout le monde les connaît, une bonne promo et voilà c’est bâché!

Et pourtant….Pourtant je me suis pris à rêver de 3 scénarii originaux qui donneraient un peu de consistance à cette adaptation.

Scénario 1 Ponch et Tony Montana débarquent de leur Colombie natale pour y vivre le rêve américain. L’un rêve de John Wayne, l’autre d’Al capone.Chacun choisit son camp et son chemin.Leurs routes se recroiseront et malgré leur pacte d’amitié, chacun d’entre eux devra assumer son rôle dans cette société et cette nouvelle vie qu’ils ont choisi. Quoi! Trop psychologique ?! OK…

Scénario 2 ponch est un clandestin qui rêve de s’installer aux USA et sous une fausse identité, il parvient à intégrer la fameuse CHiPs. Bon élément,apprécié de tous, son passé le rattrape suite à une banale mission. Il sauve une belle automobiliste d’un accident,ils tombent amoureux. Mais cette femme est la fille d’un politicien local . L’IGS et le FBI mènent l’enquête et découvrent le passé de Ponch. Pourchassé et amoureux…QUOI ENCORE ! TROP LOVE STORY ?! VOUS FAÎTES CHIER! TRES BIEN, VOUS L’AUREZ VOULU…

Scénario 3 Ponch est beau, il porte de jolies chemises qui épousent parfaitement son torse d’Apollon,il enfourche sa moto aux chromes astiqués et avec sa grosse matraque, il fait peur aux méchants.

Ouais, je sais ça fait scénar pour un porno-gay de Jeff Stryker.

Bon, sachant que le film sera produit par les producteurs du crétin « Starsky et Hutch » avec Olwen Wilson et Ben Stiller, nul doute qu’il ne faille s’attendre à des miracles.

Je médis,je médis, mais les cinéastes français empruntent le même chemin que leurs homologues américains. Pour exemples: Belphégor, les Chevaliers du Ciel et bientôt Edouard Baer et Clovis Cornillac dans les Brigades du Tigre.

Alors, allons-y gaiement et je vous propose dans le désordre: Janick Aimée, Voisin-Voisine, l’homme de Picardie, Thierry la Fronde, Vivement Lundi, Le Miel et les Abeilles et Maguy !

De belles soirées en perspective !

Esprit de Noël ?

La période de Noël occupe une place à part dans mon esprit. Bilan comptable de fin d’année,remises en question ,mises aux points,examen de conscience, c’est pour moi un temps à part qui me/nous permet de me/nous retrouver.

Je me souviens même de trêves entre Irlandais et Anglais, entre Israëliens et Palestiniens. Bref, un moment privilégié de paix sur terre et aux hommes de bonne volonté; Hélas! Trois fois hélas! il existe un endroit qui a su galvauder,bafouer et  corrompre l’esprit de Noël pour mieux se le rapproprier.

Cet endroit, temple du consumérisme et par essence négation de toutes les valeurs inhérentes à Noël, c’est le Centre Commercial. Celles et ceux qui ont tenté l’aventure du Centre Commercial un Samedi en cette période-par simple goût du défi ou par folie pure- me comprendront.

J’ai donc testé pour vous les X-games du caddie.Premier défi : Trouver une place de parking. Vite bondés, les automobilistes rivalisent alors de crétinerie pour pouvoir se garer au plus près du Saint des saints. L’option la plus fréquente consiste à occuper les parkings encore vierges des autres enseignes attenantes. Deuxième option : les trottoirs réservés aux piétons et enfin les plus retardataires mais pas forcément les plus intelligents font fi de tout bon sens et enchaînent double,triples ( AUTHENTIQUE !) files, et s’échouent parfois sur les rares zones de verdure existantes. Bref, du grand n’importe quoi!

Deuxième défi : Supporter la pollution sonore du Centre Commercial. Braillements, bèglements, rires, cris et pleurs d’enfants, le tout saupoudré des interventions microphoniques de l’hôtesse d’accueil.

 

Me voilà face à l’ultime épreuve: Entrer dans l’antre et assister au saccage en règle de tous les rayons.Dans cette ambiance frénétique, difficile de croire que tous ces gens vont bientôt fêter Noël. La première impression en voyant tous ces caddies,tous ces gens agglutinés est celle d’une pénurie annoncée, d’une catastrophe imminente voire d’une guerre mondiale.

Dans cet univers l’agression est de règle : Les animateurs qui aboient leurs promotions, les  » Ventes-Flash » qui engendrent des courses insensées de caddies, transformant l’hypermarché en autodrome pour fous furieux. Par ici,  » C’est 30% de réduction sur le foie gras, venez vite en profiter mesdames, messieurs y’en aura pas pour tout le monde… » par là 10 euros sur tous les jeans…. » lesquels jeans étaient rangés par commodité pour le client par couleur, prix, marque et taille se retrouvent 5 minutes plus tard jambes enchevêtrées, gargantuesque marmite de spaghetti bleues. Et tout l’hypermarché est prétexte à ce goinfrage en règle. Forcément,dans ce survoltage général, des tensions naissent et des conflits éclatent. entre clients, entre clients et employés. Dans ce dernier cas, la résolution de problème est particulière.

 

Bien que nous vivons sous le régime de la république, l’hypermarché applique sa devise  » Le Client est ROI » à la lettre. L’intelligence du client se situant dans le porte-feuille, il peut se permettre ici toutes les incivilités.

Relevées ici et là : « Je suis client moi monsieur »  » Je veux ce produit, allez voir en réserve »  » Qu’est-ce qu’elles font ces connes de caissières, j’ai pas que ça à foutre,moi! » Dernière étape du périple,la zone de caisse.

Dans les files sans fins, tous les moyens sont bons pour s’extirper au plus vite: Clients niant les signalétiques  » Caisses moins de 10 articles », passer devant le client précédent, tenter les  » Caisses paniers » avec son caddie. tous les stratagèmes sont bons, pitoyable.

Peu de considération pour les caissières qui sont au bord de la crise de nerfs, paiement, retour à la voiture…Et, pour ma part, une expérience qui n’aura fait que conforter ma misanthropie.

Esprit de Noël, MON CUL !

 

IKEA, j’aurai ta peau !

Aujourd’hui, je suis allé chez IKEA pour acheter un fauteuil-convertible lit-futton. Son apparence innocente fait plus penser à une luge qu’à un fauteuil mais un indice a éveillé ma crainte: Son nom! La bête s’appelle GRANKULLA et,dans mon esprit retors, cette dénomination évoque plus un guerrier sodomite fidèle à Vlad Tepes qu’un providentiel  » nid moelleux ».Le matelas, quant à lui tient dans une sorte de housse pour duvet de camping.

Autant de funestes présages qui se confirmeront lors de la bataille engagée par votre serviteur envers la matière inerte mais rebelle. Les Vietnamiens avaient le supplice de la pousse de bambou insérée sous les ongles à laquelle on met le feu, IKEA dont les accointances pro-nazis du fondateur sont désormais établies a sa torture: Le montage de meubles !

L’universalité primant,la notice se veut simple,nettement moins aride que les notices de mes boîtes  » Lego technic ». De la roupie de sansonnet donc. Que nenni! Ma présomption fût sévèrement châtiée.

Chez IKEA on enchaîne les opérations les unes après les autres. Pas d’étapes-clefs, c’est la méthode globale de l’assemblage, la Gestalt du bricolage! après avoir saisi les diverses nuances hiéroglyphiques qui composent ce laconique feuillet,je m’attèle à la tâche. Après la séquence intellectuelle, l’activité physique commence: des vis qui m’ont fait tripler de volume l’avant-bras droit ( NON, je n’ai pas de tournevis électrique), des vis en plastique (?!) à enfoncer force marteau et tapage diurne (mes voisins ont dû apprécier) et parachever l’oeuvre démoniaque en y déposant le fameux matelas futton (lequel était engoncé dans une housse plastique si vous m’avez suivi).

C’est en cet instant crucial que la notion de torture prend tout son sens: Alors que je m’apprête à goûter au confort de cette nouvelle couche, celle-ci, dépliée se révèle composée d’hideux boudins ramollis! Je vais dormir sur des flotteurs de Zodiac ?!

Angoisse et sueurs froides m’envahissent, je me rue sur le mot accompagnant le futton et vous livre la conclusion :  » Un produit comprimé reprend sa forme d’origine au bout de 3 à 4 jours »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ikea

Mon Dieu, « Ils » ont tué Goldorak !

Pas plus tard que Lundi 28/11 je découvrais avec force concupiscence et langue qui pend à l’instar du loup de Tex Avery -l’ultime et dernier coffret- de LA série qui berçat mon enfance.

Le mercredi même rituel : nous jouions tous ensemble, certes avec des centres d’intérêts divergents, aux cow-boys, à Starsky et Hutch, au foot mais l’appel maternel faisait un écho unanime dans tout le quartier et cette clameur grondait enflait , l’heure H éclatait : C’est Goldorak ! En 2 temps, 3 mouvements, la rue était vide et les bambins littéralement scotchés pour suivre les aventures du Prince D’ Euphor et de sa formidable machine: Goldorak ! Et que je te casse de l’Antérak et du Golgoth, non Alcor ne viens pas,tu n’es pas de taille ( comme si c’était une question de taille…!), bref des souvenirs de gosses qui nous permettaient de mieux nous retrouver au bout de 21 minutes pour la séquence  » On refait le match ».

Bref, du bonheur à l’état pur, sensation enfantine que je ne pensais plus retrouver. Et là PAN début Novembre 2 coffrets en vente par Déclics Images. Trop fort! Après Cobra, Déclics Images réedite la série qui m’a fait découvrir la Japanimation. Mes parents ont eu Walt Disney, j’avais la Toei Animation. Fébrilité mêlée de curiosité pour les dits coffrets, je me renseigne sur le web qui fait état d’une procédure judiciaire,salmigondis de propriété intellectuelle et artistique bref un embroglio dont le résultat final tombe comme un couperet, guillotinant la seule part d’enfance et d’innocence qui luttait encore: Les DVD édités par la société Déclics Images sont retirés de la vente.

Une sombre histoires de droits et d’ayants-droits, une sinistre fable digne du Grand stratéguerre,toujours est-il que seule la Toei Animation peut se prévaloir de la vente,de la distribution et de la commercialisation de la série. Ceux qui ont crus- de bonne foi-accéder enfin au Saint Graal sont floués,certains ruminent  » je l’aurai un jour,je l’aurai » et d’autres enfin comme votre serviteur sont dégoutés…Dégoutés car finalement Goldorak n’est qu’une cash-machine, un jackpot potentiel,le trésor de guerre de Toei Animation.

Voyons les choses en face: Le dvd grand public a 5 ans d’âge, Toei Animation ne moufte pas. En 2004, un coffret collector sur UFO Robot Atlas Grendizer-aka Goldorak pour la France-sort au pays du soleil levant et la Toei n’envisage pas une sortie pour l’Europe. Déclics Images leur coupe l’herbe sous le pied et là, la machine de guerre se met en route: Non pas pour annoncer « LA » version ultime, le coffret collector qui réunirait l’intégrale,les longs métrages,des goodies,un livre,des jouets que sais-je. Non ,rien de tout cela,une pauvre procédure judiciaire empêchant un autre de satisfaire les fans. Bien sûr je ne cautionne pas Déclics Images mais ils auront osé. Osé proposer l’intégrale de cette série mythique à faible coût. Car maintenant que la série revient dans le giron de la Toei ( giron qu’elle n’a jamais quitté), nous autres fans de la première heure, pouvons craindre le pire: Etre saignés à blanc!

Les équipes de Toei Animation vont sortir les calculettes et les équipes marketing ad hoc leur logique  implacable: les trentenaires bossent,ils ont du pognon,la nostalgie n’a pas de prix,on va se faire un max de blé avec les gogos qui n’ont pas pu acheter les coffrets de Déclics. Pour info, le coffret sorti au japon en 2004 coûte 300 euros et les rares coffrets illégaux se monnayent à plus de 100 euros en vente aux enchères.

Ce soir, la nostalgie sent la gerbe et Goldorak est définitivement mort, assassiné par de petits comptables qui pour les uns -voulaient faire un coup- qui pour les autres – vont se goinfrer sur notre enfance-

http://www.nonoche.com/goldogate/