Morandini Academy, le bal des faux culs

Avec une carrière en yo-yo et une déontologie journalistique à l’avenant, Jean Marc Morandini a su se racheter une virginité éthique, force actes de contritions pour une rédemption validée par ses pairs. Malheureusement, cette estampille d’esprit critique se détache au fil des ans au point de devenir un misérable cache-sexe qui peine à masquer la véritable nature et les nombreux paradoxes de Jean Marc Morandini.

Avec la Morandini Academy, Jean Marc Morandini nous prouve que décidément, dans le petit monde médiatique,  » Tout est Possible ». Sobrement nommée du patronyme du journaliste multimédia égocentré, la Morandini Academy a pour but de dénicher le/la futur(e) chroniqueur/se qui après sélection, casting et vox populi se verra intégrer l’équipe de Morandini. Bien que mêlant démagogie et populisme sous-jacent, d’aucuns saluaient cette initiative qui aurait eu le mérite de décloisonner la sphère médiatique, fonctionnant bien trop souvent par endogamie. Sur le papier, le challenge était beau, le rêve aussi. Néanmoins cette iniative louable s’est vite vue galvaudée, transformant la Morandini Academy en une antichambre du piston.

Ainsi dans le lot des candidats sélectionnés pour la grande finale qui consiste en la présentation d’une chronique média en plateau et en direct lors de l’émission Morandini, les télespectateurs ont pu découvrir une certaine Victoria, Victoria Montfort. Victoria Montfort ? Effectivement, Victoria Montfort est bien la fille de Nelson et de là les rumeurs de piston de naître. Rumeurs d’autant plus dérangeantes que Jean Marc Morandini s’était moult fois targué lors de ces émissions de ne pas faire de favoritisme. Et pourtant, Victoria est sélectionnée. Certes, « une fille de » peut se présenter au casting, enlever le morceau et arriver en finale grâce à son seul talent. Certes.

Mais là où l’explication ne tient plus, c’est lorsque l’on s’intéresse au cursus de la demoiselle. Déjà dotée d’une expérience audiovisuelle, Victoria a décroché un petit rôle dans KD2A, émission destinée à la jeunesse et programmée sur le service public sur lequel officie son père. Et depuis, la jeune Victoria a travaillé pour … (roulements de tambour) Direct 8 ! Précisément la chaîne qui diffuse Morandini ! Etrange coïncidence n’est-il pas ? En effet, Victoria Montfort dans le cadre de l’émission  » Voyage au bout de la Nuit » a déjà pu se confronter aux caméras de la chaîne de Bolloré.

De ces enchaînements de circonstances pour le moins étranges, seuls les esprits chagrins en déduiront que Victoria -« fille de », et ayant déjà oeuvré pour Direct 8- aurait pu bénéficier d’un quelconque passe-droit lui permettant de « gratter des places dans la file d’attente ». Bien sur que non. Victoria doit sa place à son seul talent.

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